Vous est-il déjà arrivé d'éviter de répondre aux questions des enfants sur la mort? De vous sentir impuissant face à un adolescent qui vit le deuil de son meilleur ami? De souhaiter avoir des pistes, des suggestions pour répondre à vos questions? Réservez votre place à une formations ou conférence que je donnerai dans votre région. J'ai hâte de vous rencontrer! Je vous invite aussi à visiter mon site: lynnepion.com Pour toutes questions ou informations au infoslynnepion@gmail.com
Le 4 septembre 2012, une soirée sombre, un
drame pour la grande famille de Solotech. Un membre de cette grande
famille est tué par un homme "dérangé". Je me joins à tous mes lecteurs
pour vous faire parvenir mes plus sincères condoléances ainsi qu'à la
famille et les amis de cet homme parti travailler en ne sachant pas
qu'il n'y aurait pas de retour à la maison. La vie est ainsi faite; de merveilleuses couleurs aux plus sombres. Le 4 septembre 2012 est une date significative pour le Québec, Madame Pauline Marois est élue Première Ministre du Québec.
Un vent de changement nous invite à une réflexion sur le respect de la
différence, le jugement, l'amour de son prochain et l'influence que nous
désirons propager autour de nous. Ensemble nous pouvons faire une différence en commençant tout près de nous. Puisse cette journée apporter doucement du réconfort dans vos cœurs.
Et voilà que votre enfant commence à vous questionner sur le pourquoi du comment de la vie, sur sa mort, sur votre mort et vous vous demandez quoi répondre.
Quand on ne trouve pas les mots il y a les livre qui nous donnent des pistes. En voici quelques un dans le désordres. J'espère qu'ils vous aideront à "détaboutiser" avec vos enfants cette nouvelle thématique dans leurs vocabulaires!
« Et moi, sans mon grand frère, je ne suis plus rien. Je le cherche dans
la maison, sur le trottoir, dans la cour de l’école. Il n’y a plus
personne dans ses souliers ni sur son vélo ni dans son lit. Notre peine
est comme l’eau d’un robinet : il en coule, il en coule et il en reste
toujours dedans. »
Maxime, 6 ans, n'a plus de maman. Sa maman est morte d'un chagrin que
même sa fille ne pouvait soulager... Ne lui reste que les images
joyeuses du photomaton. (Aborde le suicide d'un parent)
Ce livre raconte l'histoire d'une petite chenille qui est triste car
elle vit la perte d'un être cher : sa Grand-Mamie. Cette histoire est
conçue pour aider les enfants qui vivent un deuil, ainsi que leurs
parents à accompagner leur enfant dans cette expérience de la vie.
(...) Mon souhait le plus cher est que cette merveilleuse histoire ne soit pas uniquement destinée aux enfants qui font face à la rude réalité de la vie imposée par la mort. Il est pour moi un excellent outil d'éducation complet et utile tant pour les parents que pour les professionnels qui travaillent auprès des enfants. (...)
Extrait de la préface de Josée Masson , travailleuse sociale et fondatrice de Deuil-Jeunesse
La mort j'en parle avec mon enfant, Dr Michel Hanus et Isabelle Hanus
En vous référent à votre bibliothécaire ou votre libraire vous pourrez trouvez d'autres livres qui sauront vous guider dans votre démarche afin d'aider votre enfant à apprivoiser les couleurs de la vie.
Si vous aimez cet article je vous invite à le partager, il pourrait aider des gens de votre entourage tout simplement parce que les enfants veulent savoir!
Qu'ont en commun le slam, le travail social, le centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), l'Association Québécoise de la Prévention du Suicide (1-866-appelle) et le Cégep de Sherbrooke? David Goudreault, le meilleur slameur au monde gagnant de la Coupe Mondiale de Slam Poésie 2011 en France!
J'ai eu la chance de rencontrer David lors de l'ouverture du Festival OFF de Québec le 4 juillet dernier où il faisait la première partie du slameur Grand Corps Malade. Généreux, comique, songé. Il m'a accordé une (ce qui est en fait ma première) entrevue pour ce blogue en ce premier matin d'août 2012. Il nous partage ses connaissances en abordant la mort, le deuil comme il l'a vu, entendu, vécu auprès des jeunes endeuillés par le suicide d'un parent ou d'un proche et en côtoyant des victimes d'actes criminels.
Comment aborder la mort avec les jeunes endeuillés par le suicide ou la mort violente d'un proche?
Ça va étonner plusieurs personnes mais l'aborder le plus directement possible. L'enfant ressent qu'il s'est passé un drame, une tragédie dans la famille...Pas nécessaire de décrire le moyen utilisé par le proche pour se donner la mort mais lui expliquer pourquoi il y a tant d'émotions à la maison. Il faut parler de l'absence, de la mort et éventuellement du suicide ou de l'homicide du défunt. Il y a différentes façons d'aborder ces thèmes selon l'intégration du concept de la mort, de l'universalité de la mort. Au Centre de Prévention du Suicide j'ai eu deux groupes et je travaillais avec eux en créant une pièce de théâtre, des dessins, des jeux les amenant à en discuter. Pourquoi pas aborder la spiritualité?
Le grand danger c'est quand on lui cache la vérité, il imagine...
L'enfant a beaucoup d'imagination et peut se sentir coupable. S'il n'a pas d'explications et pas ou peu de rapports ou de repères avec la mort, le deuil, les tragédies il intégrera dans son imaginaire un message comme quoi il est responsable de la mort du parent, du proche, etc. Voilà qui est extrêmement dangereux, beaucoup plus que de troubler l'enfant en lui parlant de la mort.
Les enfants réagissent de façon beaucoup plus naturelle que les adultes en situation de deuil
Ce que j'ai remarqué dans ma pratique de travailleur social c'est que les enfants même lors d'une mort violente (en référence à CAVAC) ou d'un suicide, dans les heures et/ou les jours suivant la tragédie vont quand-même avoir envie de s'amuser, de rire, de jouer. Ils vont conserver leurs besoins affectifs. Ce qui est très correct. Ils vont cependant revenir au processus de deuil par petites bouffées. Par exemple, tout en jouant, l'enfant se retourne pour dire "je m'ennuie de papa". On peut en profiter pour lui demander "Qu'est-ce qui te manque le plus de papa?" parler de la personne décédée. Et, il va dire qu'il veut continuer de jouer. C'est correct, très correct.
L'important c'est d'être à l'écoute du rythme de l'enfant.
S'adapter et l'accueillir dans sa façon à lui de vivre son deuil.
Souvent les adultes endeuillés ne veulent pas se permettre d'être heureux. Comme s'ils devaient respecter un certains temps de deuilcontrairement aux enfants.
Et le deuil des adolescents?
Ils ont une compréhension plus grande du concept de la mort. Ils ont aussi une décharge émotive élevée au niveau des hormones, du processus de croissance physique et psychologique. Tout ça va teinter leurs façons de vivre leur deuil. Parfois positivement car ils auront la capacité et le désir de l'exprimer que ce soit dans l'art, en criant, en pleurant, en discutant. Ils vont avoir un espèce d'élan...Parfois négativement de part leur façon de voir le monde, leur manque d'expérience.
Ils vont partager avec leurs pairs lesquels sont très important à l'adolescence.
De donner des formations aux adolescents qui pourraient devenir des acteurs-multiplicateurs capable d'en parler, d'accueillir, de reconnaître les signes de détresses est très intéressant.
Il est important qu'il soit entouré d'un adulte ou un ami significatif qui a une certaine compréhension du processus du deuil ou qui soit outillé pour le rassurer. Si non, il ne trouvera peut-être pas de réponses aidantes.
On veut éviter la mort à tout prix
En Occident nous sommes bombardés par plus de 3500 publicités par jour valorisant la jeunesse éternelle, la beauté, la santé artificielle (boissons énergisantes) bref de l'idée qu'il ne faut pas vieillir et qu'il ne faut pas mourir! En plus, nous avons évacué les rites funéraires alors que la mort fait partie de la vie c'est quelque chose d’intrinsèque. Nous devrions en parler et la préparer.
J'encourage l'idée d'en parler quand elle n'est pas présente. D'en parler alors que la vie va bien (pas de maladie, d'accident etc) afin de pouvoir adéquatement l'expliquer et l'accueillir lorsqu'elle se présentera. Autrement tout le bagage émotif teintera son approche et notre façon de l'aborder.
L'impact de la mort et du deuil dans ta vie de t.s. et de slameur?
Les deux chapeaux se rejoignent! Ça m'a surtout ouvert l'esprit sur la pluralité et les multiples façons de vivre la mort d'un proche et aussi les multiples façons de vivre sa mort, de l'appréhender. De percevoir la complexité de la relation des suicidaires avec la mort. La majorité des suicidaires ne se suicident pas d'où l'importance de demander de l'aide, d'avoir des ressources personnelles et professionnelles pour approfondir sa réflexion. Le deuil crée beaucoup de désespoir. Il n'est pas une finalité, les endeuillés vont revivre.
Le plus grand baume pour la souffrance psychologique c'est l'amour
Lorsque nous avons mal, notre plus grand réflexe c'est celui de l'animal ; nous voulons nous isoler. Ce réflexe nous devons rapidement le surmonter et nous entourer de personnes qui nous aiment et que nous aimons. Même si on sent à ce moment que nous sommes loin d'eux, leurs présences peut suffire à nous procurer ce baume qui va nous aider à mieux vivre notre deuil.
Brisez l'isolement
Parlez de votre souffrance
Entourez-vous
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Merci beaucoup David pour ta générosité malgré les problèmes techniques bruyants!
Merci pour le bien que tu crées autour de toi et d'avoir accepté de m'aider à "détaboutiser" une autre facette de la mort et du deuil.
Je vous laisse sur ce clip officiel de David Goudreault ayant pour titre "Meurtre de soi"